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Celui qui écrit et qui signeJimenez Julien, auteur d’Abornet
Abornet n’est pas né d’une idée de logiciel. Il est né d’une phrase entendue dans un cabinet des Deux-Sèvres : nous savons mesurer une limite au millimètre, et nous perdons des journées à prouver qu’un voisin a reçu une lettre.
Pourquoi la convocation, et pas le reste du bornage
Je conçois des logiciels métier pour des professions réglementées françaises, sous la marque MLJ. Ma règle de travail est simple : je ne touche jamais au cœur technique d’un métier que je n’exerce pas. Je m’installe au contraire sur la zone administrative que le professionnel subit, qu’il ne facture presque jamais, et dont dépend pourtant sa responsabilité.
Dans le bornage, cette zone porte un nom précis : la convocation contradictoire des riverains. Le levé, le calcul, la reconnaissance des limites, la rédaction technique du procès-verbal, tout cela appartient au géomètre-expert et à lui seul, protégé par le monopole issu de la loi du 7 mai 1946. Personne n’a besoin d’un outil pour lui expliquer son métier.
En revanche, retrouver le titulaire d’une parcelle contiguë appartenant à une indivision de six héritiers dispersés, obtenir une adresse valide, expédier huit recommandés, pointer les retours, relancer avant la date de réunion et conserver la preuve de tout cela pendant dix ans, cela ne relève d’aucune compétence topographique. C’est du travail de secrétariat foncier, effectué par des personnes très compétentes, sur des outils qui ne les aident pas.
Ce que j’ai observé dans les cabinets
J’ai passé plusieurs mois à regarder travailler des assistantes foncières et des géomètres-experts associés, dans des cabinets de deux à quatorze personnes, en Nouvelle-Aquitaine, en Bourgogne et en Bretagne. J’ai demandé à voir non pas les dossiers réussis, mais ceux qui avaient posé problème.
Trois constats reviennent partout. Le premier : la matrice cadastrale donne un nom, rarement une adresse utilisable, jamais la qualité exacte de celui qui pourra valablement signer. Le second : les plis non retirés ne sont presque jamais détectés à temps, parce que le retour du courrier arrive après que l’assistante a classé le dossier comme envoyé. Le troisième : quand une limite est contestée, huit ou dix ans plus tard, la reconstitution du dossier prend une à deux journées entières, et il manque presque toujours une pièce.
Un cabinet m’a montré un classeur de 2014 dans lequel figuraient sept avis de réception sur huit. Le huitième riverain contestait précisément le bornage. L’affaire s’est arrangée, mais elle a coûté une expertise judiciaire et beaucoup de nuits. C’est ce classeur qui a fixé le cahier des charges d’Abornet : un dossier de preuve qui se constitue tout seul, pendant que le travail se fait, et qui reste lisible sans nous.
Les décisions de conception que j’assume
Ne jamais deviner un propriétaire
Il aurait été facile de présenter une liste de riverains complète et rassurante, en comblant les trous par déduction. Nous avons choisi l’inverse. Toute parcelle dont le titulaire n’est pas établi de façon certaine sort de la liste automatique et va dans une colonne à part, avec le motif : indivision, succession ouverte, société civile immobilière, usufruit, propriétaire introuvable. Un logiciel qui invente un indivisaire fabrique un vice de convocation, pas un gain de temps.
Faire signer un humain avant chaque départ
Aucune convocation ne part sans une validation nominative du géomètre-expert signataire. Cette validation est elle-même horodatée et versée au dossier. C’est une friction volontaire : elle correspond à la réalité de la responsabilité professionnelle, où l’envoi engage une personne physique inscrite au tableau de l’Ordre.
Produire une pièce, pas un tableau de bord
La sortie d’Abornet n’est pas un écran. C’est un fichier unique, paginé, horodaté, qui s’ouvre chez un avocat, chez un assureur ou au greffe sans rien installer. Un outil de gestion qui exigerait un abonnement actif pour relire un dossier de 2027 en 2036 serait une mauvaise réponse au problème posé.
Rester en dehors de la topographie
Abornet ne dessine pas, ne calcule pas, ne remplace aucun logiciel de terrain. Les dossiers s’importent et s’exportent vers les outils déjà en place. Un cabinet doit pouvoir arrêter Abornet du jour au lendemain et repartir avec l’intégralité de ses pièces.
Le prix, et pourquoi il est ce qu’il est
Un pli recommandé préparé au cabinet coûte entre 6 et 8 euros, temps d’assistante non compris. La convocation en lettre recommandée électronique qualifiée est facturée 4,90 euros hors taxes, preuves et archivage compris. L’abonnement mensuel, de 29 à 99 euros hors taxes selon la taille du cabinet, couvre l’identification des riverains, le suivi, la rédaction et la conservation.
Je préfère un prix lisible, refacturable au client dans les honoraires d’opération, à un forfait opaque calculé sur des postes utilisateurs. Un cabinet doit pouvoir dire à son client : la convocation de vos quatre riverains a coûté 19,60 euros, la voici, et voici la preuve qu’elle est partie.
MLJ, l’éditeur
Abornet est édité par MLJ, SASU au capital de 500,00 euros, immatriculée sous le SIREN 934 769 837 et inscrite au registre du commerce et des sociétés de Paris depuis le 30 octobre 2024. J’en suis le fondateur et le directeur de la publication.
MLJ conçoit des logiciels étroits pour des métiers réglementés, avec un principe constant : un produit doit résoudre un problème que le professionnel peut nommer en une phrase. Ici, cette phrase tient en dix mots : prouver que tous les riverains ont été régulièrement convoqués.
Pour toute question sur le produit, sur la reprise de vos modèles ou sur une mise en place dans plusieurs implantations, écrivez à jimenezjulien42@gmail.com. Je réponds moi-même, sous un jour ouvré.
Mes articles dans Le Registre du Contradictoire
Le Registre du Contradictoire est le magazine d’Abornet. J’y écris pour les cabinets de géomètres-experts à activité foncière régulière, pour le géomètre-expert associé qui signe le procès-verbal comme pour l’assistante foncière qui identifie les riverains et prépare les plis. Les neuf articles sont parus le 3 septembre 2026, jour de la mise en ligne, et suivent l’ordre du sommaire, du plus structurant au plus prospectif.
- Identifier tous les riverains d’une parcelle avant la réunion de bornage
- Convocation de bornage : ce que la norme impose, ce qu’elle n’impose pas
- Les erreurs de convocation qui fragilisent un procès-verbal de bornage
- Recommandé papier, hybride ou électronique : trois façons de convoquer
- Bornage en indivision avec un riverain introuvable : le dossier complet
- La checklist à dérouler avant d’envoyer les convocations de bornage
- L’année foncière du cabinet : les échéances qui commandent vos bornages
- Ce que coûte vraiment une convocation de riverain, poste par poste
- Preuve du contradictoire : ce qui change dans la pratique du bornage
Le sommaire complet du Registre du Contradictoire
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